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23 février 2009

GILLES PERRIN, PHOTOS PRISES, PHOTOS DONNÉES


« Photographe du patrimoine humain, je cherche une vision signifiante de mon environnement. Mes portraits sont une observation du monde qui m'entoure avant qu'il ne disparaisse »


Le Mali, l’Afrique en général se méfient des photographieurs blancs,

Pourquoi tu prends ma photo sans me demander la permission ?
Tu veux la vendre et te faire de l’argent sur mon dos ?
Tu veux te payer ma tête avec tes amis, là-bas ?
Ma pause, tu la prends parce que ma chemise est trouée ?
Parce que j’ai chaud et qu’on voit mes seins ? Parce que je transpire comme un bœuf sous ce fardeau ? Parce que, faute d’argent, donc de moteur, je conduis ma pirogue à la perche ? Tu la prends pour saboter l’Afrique, avec les Blancs, là-bas ?
Dans la construction de la figure coloniale du Nègre, la photographie a joué un rôle majeur. Photographie coloniale de funérailles : non pas " Quelle tristesse ! " mais plutôt " T’as vu comme ils font ! " Les Maliens, les Africains en général ont découvert ces photos sur cartes postales. Ils n’ont pas aimé. Ça les a rendus méfiants.
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